30/12/2006

Ted

Rigolade avec Ted et David avant de partir, au Midnight Express Diner, à l'angle de la 89e et de la 2e rue, tout près de la maison. un lieu que Brinkley rêve de connaître tellement il prend du temps à humer les poubelles et les alentours quand nous le promenons par ici ! Une partie de fou-rire comme on n'en avait pas eu depuis longtemps. cela a démarré avec une pauvre fille, plus que grosse qui n'arrivait pas à sortir du restaurant avec ses sacs et qui s'énervait, rugissant de colère. le serveur tout fluet qui a voulu l'aider a glissé et s'est rattrapé de justesse pour ne pas écraser l'assiette d'un type complètement abasourdi devant le spectacle de la donzelle énorme. Je ne sais plus ce que Ted ou David ont pu dire, mais nous avons failli nous étouffer ! J'aime bien de diner, snack chic proposant des plats typiques d'ici et super bons.

James Brown à l'Appolo pour la dernière fois

James Brown est mort. Il y avait le 28 décembre, à l'Appolo Theatre une méga cérémonie pour lui rendre hommage. En voici quelques clichés. C'est ça New York aussi, l'émotion débordante dans la joie comme dans le chagrin et une grande communion entre les gens.Dans le plus grand désordre des stars et des anonymes sont venus rendre hommage au musicien. Arrivé sur un catafalque blanc tiré par un cheval, la dépouille de James Brown a été exposée sur la scène du théâtre pour que le public puisse se recueillir et défiler devant... Je n'y étais pas mais je dois dire que je le préfère vivant que mort. C'est fou cette manie d'exposer les cadavres !

Xmas on Wall Street

A thing of beauty

L'Europe c'est bien, mais New York c'est mieux. C'est même presque plus européen. On n'y garde du vieux continent que la quintessence. Bien sur, il y a l'état d'esprit ricain : le fric, le stress, la frime. Mais bien moins qu'en Californie ou en Floride. Ici on réfléchit. Non, plutôt on pense. C'est la patrie de Woody Allen et de Frank O'Hara. Les femmes sont aussi jolies et élégantes qu'à Paris, le pain et les croissants aussi bons, le café bien meilleur et on peut dans la même journée voyager à travers toute la vieille Europe : les juifs venus de Lodz, de Cracovie ou de Saint Petersbourg servent de bonnes choses à manger et les beaux garçons bruns aux papillotes sont avant tout des garçons de chair et de désir. Envie d'Italie ? pas de problème, taxi ou métro, vous voilà dans un restaurant comme en Sardaigne ou à Naples... L'Angleterre est là aussi, et l'Espagne, et la cuisine lyonnaise et les vins de Bordeaux (ouais, c'est nous les meilleurs)... Bon, je suis en France pour le moment et vous l'avez compris, New York me manque !

Un de mes cadeaux de Noël !

Un super bouquin les mecs, achetez-le ! On le trouve sur Amazon.

20/12/2006

Soirée chez Joe's pub le 25 janvier.

Ethel Lab Series avec la ravissante et géniale Jill Sobule, vous savez la fille de "I kiss a girl". à partir du 25, sur Lafayette Street. A ne pas manquer. J'ai réussi à mettre une vidéo de la chanteuse, suis assez satisfait. Je fais des progrès chaque jour, yaouh ! : cette année j'ai fait la plupart des cadeaux que je vais ramener en France pour les fêtes en me servant de mon e-card : le catalogue du Moma, Amazon and co., etc, c'est génial : pas besoin de bouger de mon fauteuil et tout est payé instantanément et livré sous 48 heures ! 
Joes' pub sur Lafayette St. st un lieu que j'aime beaucoup et en plus, pendant les concerts, Happy hours avec la bière à 4$ !  

18/12/2006

The Big Apple Circus

Vous connaissez le cirque de New York ? J'y vais mercredi. je vous ferai un special post pour vous en parler. C'est un lieu génial. Il y en a tellement à NYC de ces lieux méconnus des touristes. Comme par exemple, le musée tibétain de Jacques Marchais (rien à voir avec le coco français), ce cirque, et plein d'autres lieux géniaux. Je vous en reparlerai si j'en ai le courage avant mes vacances en Europe !

Samedi matin

Philosophie

Un jour viendra où mon âge m'éloignera de la satisfaction immédiate d'un corps jeune et vif comme le mien, qui se donne dans la joie et une sorte de communion immédiate. Une immersion totale dans le plaisir reçu et offert. La douceur d'une peau lisse et ferme à la fois, ces corps sans poils superflus, qui gardent encore la soyeur de l'enfance. 
Ce matin en me promenant dans Manhattan. J'ai croisé un garçon de dix-sept ou dix-huit ans qui livrait des colis. Assez grand, élancé, vêtu d'un jean et d'une doudoune vert pomme, il avait l'air heureux, tranquille. Avec ce regard qu'on croise peu souvent par ici des gens qui savent que ce qu'il font est important mais que ce qu'ils sont l'est davantage. Un regard vert comme l'eau d'une rivière. Des cheveux courts. Une brosse enfantine. Il me regarda trente secondes en sortant les paquets de son coffre, le casque à la main. Son sourire immédiat, sans calcul m'a fait chavirer. 
Je suis passé sans me retourner, après avoir répondu à son sourire d'un geste de la main... Rempli de toutes les idées possibles de ce qui aurait pu se passer si par hasard..., je suis retourné à mon bureau. Perturbé. Non pas par ce jeune dieu qui se mettait sur la route d'Hadrien. Non, plutôt par l'idée qui me turlupine depuis longtemps : qu'est ce qui fait que certains corps nous attirent subitement sans même que nous ayons la moindre idée d'un désir inassouvi ? Comment expliquer que deux êtres se reconnaissent sexuellement et savent instantanément que le garçon qui est en face a le même désir et que nos corps doivent se toucher, se mêler, se pénétrer ?  
C'est ce qui est perturbant dans la relation avec les garçons. N'y a t il que du simple désir physique ? Tirons un coup et barrons nous chacun de son côté ? C'est tellement souvent que cela se passe ainsi...  Mais moi je me dis que le désir de l'acte est aussi le désir d'amour. Je n'ai pas beaucoup de partenaires. je suis un gars fidèle. En Europe, il m'arrivait de sortir avec une fille ( vivre avec elle même) et de mener parfois en parallèle, une aventure avec un garçon. cela pouvait durer des mois. les rencontres kleenex je n'ai jamais aimé. Je préférais la veuve poignet aux dragues sordides de passage dans le Marais ou dans les futaies bordelaises. Berk ! J'aime  que le joli corps désiré ait une tête qui pense, une bouche qui sourit et sache dire des trucs bien et qui ne fait pas que sucer. Un garçon ce n'est pas un cul à enfoncer et une bite à faire juter. C'est un autre soi-même à découvrir, à aimer, à cajoler, à écouter. Quelqu'un qui nous complète. L'alter ego, le supplément d'âme. Celui avec qui le lien se fait parce que la fusion qui s'opère était écrite, formule mathématique parfaite. Harmonie. Tous, nous en avons l'intuition quand, après une nuit d'amour, au réveil, la présence du garçon qui dort à nos côtés ne nous dérange pas mais rend évidente cette harmonie, l'unité retrouvée...

17/12/2006

Par un dimanche de décembre

La journée est passée tranquille. David et moi sommes allés promener le chien. Nous avons fait des paquets pour le sapin de Noël et des crêpes (envie soudaine de crêpes françaises pour changer des pancakes et autres crumpets maison !). Musique, lecture, bain, promenade, thé, télévision... Calme journée qui se termine hélas. je hais les dimanches soir depuis ma plus tendre enfance. Heureusement demain et mardi : I DO NOT WORK !

Autre canon

N'importe quelle musique avec toi...

Bon je sais, vous venez de plus en plus nombreux consulter mon site mais, snif, c'est surtout pour les photos ; pas pour mon imposante littérature. C'est vrai que je n'ai guère le temps d'écrire. Mon boulot me prend trop de temps, même en voulant résister à l'état d'esprit global qui règne ici : speed, stress & money. L'argent, ça va je ne me plains pas, le stress, ces abrutis finiraient bien par me l'inoculer rien que de les croiser dans l'ascenseur ou au Starbuck's du coin. Speed, je le suis parfois surtout quand je perd mon agenda (un serveur de chez Katz's sur Amsterdam Avenue m'avait tellement tapé dans l'œil l'autre jour, que j'en ai oublié mes affaires sur la banquette à côté de moi). Bon à propos, si vous passez par là, pensez à aller chez Katz's c'est super. Bon c'est New York, rien à voir avec les petits restaurants du Sud-Ouest de la France où je serai dans quelques jours (enfin !)

Beau gosse non ?

Santa Claus est de retour !

Je vais finir ma lettre à santa Claus. j'ai envie de quelques trucs et comme j'ai été bien sage...

15/12/2006

Xmas is here. chaque année c'est la même chose. je me laisse prendre comme un petit enfant par la magie de Noël ! Le froid aidant, l'envie de me pelotonner dans mon fauteuil avec le chien à mes pieds et le chat sur les genoux. Le sapin, les décorations. Le Christmas pudding et les chants de Noël à la radio. Tout me parait délicieux en cette période et mille réminiscences me reviennent devant les yeux. Mon enfance. La neige qui tombe, ma première veillée aux flambeaux dans les Alpes avec mon père qui m'apprenait à skier, ma mère et tout le reste de la famille. L'odeur du bois du chalet. Les clochettes des traineaux comme un rêve. J'avais huit ans je crois. Bon, allez arrêtons la nostalgie. C'est samedi. J'ai fait mes courses. Dan est là pour quelques heures. David sort avec Brinkley qui aime les nouveaux réverbères qu'il doit croire installés juste pour son usage unique et personnel... Thé au lait et biscuits. Mes chers Digestive. envie de baiser aussi. Mais nous sommes trois et ce genre de choses - je suis vieux-jeu, hihi - cela se fait à deux ou au pire tout seul mais pas au-delà. La philosophie de l'essentiel, le yin et le yan, le plus et le moins. 
Bref sans allusion à une quelconque pratique sexuelle, j'aime me retrouver sous les draps avec un corps que j'aime, une peau lisse et douce, imberbe, ferme, tendue, avec laquelle mon corps, ma peau, mes nerfs sont en adéquation. Cette électricité qui ne fonctionne pas toujours m'est comme un fluide vital et régénérateur. Nous ne sommes pas des aimants ou en tout cas pas à chaque fois... Quand cette attirance, donc, est manifeste, quel régal ! Le feu qui crépite et New York qui s'éloigne de nos pensées. Loin, très loin de nous la ville, le travail, le stress des courses de Noël et le billet pour la France que je n'ai pas eu le temps de prendre encore. Allez, tea time, on verra tout cela lundi !

02/12/2006

Vision de David furieux

Bon la photo le prouve pas vraiment mais David était furieux là : Brinkley, notre phénomène de chien n'a rien trouvé de mieux que de jouer avec Micha, notre petite chatte grise. 

Course poursuite et ce qui semblait être des fous-rires chien-chat ont eu un résultat assez lamentable effectivement : un verre de vin cassé net et son contenu répandu sur le beau livre d'art ramené de Russie. (Heureusement le papier glacé russe ne boit pas de vin !), le vase de fleurs sur la table basse par terre et brisé, le journal déchiqueté (j'ai envie de faire pareil très souvent avec The Village Voice, hé hé!). Une chaise renversée dans la cuisine... Mais bon ces pauvres petits étaient heureux de nous revoir et tout à leur joie...

01/12/2006

Clin d'oeil à un ami parisien

Un mail reçu de Paris avec ces pics en cadeau. Merci Thomas. Tu me manques mais je suis sur qu'on arrivera à te faire venir pour quelques semaines ici. Tu vas adorer !

30/11/2006

Doux plaisir, don des dieux (suite)

Rien n'existe en dehors de l'amour. Même le plaisir a un goût bien fade quand il n'est pas la conséquence, l'immanence du bonheur d'aimer. Le désir qui grandit en nous face à l'être aimé surpasse toute autre sensation. Sentir le corps, la peau, l'odeur de l'autre, l'unique, l'être aimé, efface tout. Cette douce attirance qui rejoint les amants et les emporte dans un tourbillon unique, sans l'amour, n'est rien qu'un phénomène physiologique, une formule de chimie..

26/11/2006

Comme Antinoüs, il a seize ans

Je ne serai pas accusable de détournement de mineur ! Benedict, le frère de David vient de fêter (le 25 novembre) ses seize ans. C'est un demi-dieu. Intelligent (brillant même), beau, sympathique, bien élevé, cultivé (rare ici en fait) et très très sage ! Aussi, même en situation parfois d'absolue tentation - le bougre aime bien à nous provoquer quand, sortant de la douche, il se promène presque nu et encore mouillé, prétextant une envie soudaine d'un verre de lait ou un bouton sur le bas du dos qu'il tient à nous montrer, etc... - son frère le renvoie vite dans ses appartements et quand il laisse - exprès, j'en suis certain - tomber sa serviette, ses fesses rondes et bien dessinées, son dos musclé, rien ne peut laisser indifférent et David lui-même ne rechigne pas à le regarder. Mais bon, cela ne va pas plus loin dans nos esprits et le jeune allumeur le sait bien qui se retourne avec le naturel d'un jeune chasseur, sur les jolies filles que nous croisons. la proximité d'avec son frère - et désormais avec moi - l'amène à regarder aussi les garçons et nous l'avons mis en garde contre l'assiduité de certains messieurs dangereux pour son intégrité certes, mais aussi pour son mental ! Mais bon sang, qu'est-ce qu'il est beau !

18/10/2006

Joies du Sander's

Bonne musique partagée avec des amis, musiciens professionnels ou amateurs. Une super soirée.

16/10/2006

Bon, ben me revoilà !

Je sais ce n'est pas sympa. Des mois de silence. Mais c'est que de péripéties en péripéties, j'ai été tellement occupé que je n'ai pas trouvé le temps de me poser devant mon clavier pour reprendre ce blog. J'ai changé de job, j'ai beaucoup bougé depuis juin. Le mariage d'un copain en Catalogne - j'étais témoin -, les vendanges en famille en France pour finir et entre les deux les vacances. Ici rien n'a vraiment changé. Notre colocataire s'est définitivement installé à Vancouver. Il revient de temps en temps car son copain bosse toujours à New York. J'ai fait la connaissance d' un groupe  de français vraiment sympas qui sont arrivé en juillet. Mon p'tit mignon est de plus en plus mignon et tout va bien entre nous. Il est rentré à l'université pour de bon. On se voit surtout en fin de semaine. Mon nouveau job est génial. Plus près, mieux payé, avec des gens plus agréables et j'ai un vrai pouvoir de décision. Il fait beau. Les dimanches sont agréables. le chien a été malade mais il va super bien maintenant (et le chat fait la gueule quand je pars trop longtemps en promenade avec lui) .
Voilà, rien de fascinant. Je reprend mes activités blogueuses donc. A vos commentaires les mecs !Et quelques belles photos pour me faire pardonner.

I love New York

C'est dans quel film que Tom Hanks parle de l'automne à New York ? The fall... Période géniale. Il fait bon encore mais l'air est plus frais. Tout recommence mais l'esprit des vacances est encore là. Il y a tout ce trafic, tout ce bruit mais les gens sont cool. Oui, I LOVE NEW YORK !

05/09/2006

Le cube d'Astor place, icône de la vie new yorkaise

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C'est un lieu parfait pour fixer un rendez-vous dans Manhattan. Cet énorme cube réalisé en 1967 par Tony Ronsenthal décore Astor Place, non loin de la sortie du métro. Son nom officiel, "Alamo" n'est pas souvent employé. ici on parle plutôt du cube. Situé au carrefour de la 4th Avenue, de 8th Street, de St Marks Place, et de Lafayette Street, Tout près du building de la Cooper Union (le bâtiment au fond). Tout autour, c'est toujours très animé.  Lieu très fréquenté par les zonards en tout genre, les punks, mais aussi les étudiants et la place est le pardais des skaters et de tous ceux qui aiment à les regarder. Hadrien, votre serviteur, s'y promène souvent, vu que les bureaux du Private banking qu'il honore de sa présence intellectuelle et physique ne sont pas très loin de là. L'an dernier, surprise, le cube avait disparu, laissant la rumeur s'installer : on l'avait définitivement enlevé... Mais non, en novembre, il est revenu, tout fringant, tout propre.  

25/06/2006

Justin de QAF

Savez vous que ce ravissant Randy joue en ce moment Amadeus ?

Hi, New York City !

J'ai voyagé plusieurs mois et le petit français que je suis, chauvin, limité et timoré le clame tout haut, I LOVE NY ! j'ai été heureux à Londres, épanoui à Rome, passionné à Copenhague, intrigué à Saint-Petersbourg comme à Moscou, fasciné à Istanbul et étonné à Tokyo. Rio m'a plu mais pas Sao-Paulo. j'ai aimé Lisbonne, préféré San Sébastien à Barcelone et Bordeaux, ma ville embellit chaque jour. Venise me berce et Capri m'enivre. Mais New-York me plait et c'est là que je vis depuis plusieurs années. C'est là que j'ai trouvé l'amour et la sérénité. So, vive NYC !

Japanese souvenirs

Au Japon j'ai rencontré l'ancienne secrétaire de Doris Day qui m'a raconté des tas de trucs géniaux. J'ai eu des détails sur la vie new-yorkaise des années 50 et 60. génial. Bon mais je n'ai pas fait que ça. J'étais invité par une université et surtout par l'éditeur qui publie mon livre en japonais. Et puis, double casquette, j'ai visité les gros négociants qui commercialisent notre vin au Japon et dans toute l'Asie, ils m'ont fait goûté du vin chinois. Hallucinant. J'ai aussi goûté au corps des jeunes prostitués japonais. je veux dire ces étudiants qui couchent pour payer leurs études mais ne sont pas toujours dans la comédie. J'ai eu un mec très chaud, très beau, très gentil qui faisait des études de sciences et qui baisait comme un dieu. Il avait à peine 20 ans je crois. Un corps divin et un cerveau. pas que des couilles. Pardonnez-moi, mais ça change des gays américains ou parisiens !

Ces derniers mois

Il y a eu ce séjour au Japon. Je logeais d'abord à l'hôtel puis chez mon ami Hiro qui m'a fait connaître son pays et m'a aidé à comprendre bien des trucs mystérieux pour un occidental. Et maintenant je sais faire de vrais sushis et surtout de sublimes rice bowls (allez si vous êtes sages je vous donnerai des recettes !)

20/06/2006

F.A.Q.

Bon on me pose des tas de questions. Je suis qui ? Français ? américain ? journaliste ? Écrivain ?  Banquier ? Pédé ? bi ? Age ? Physique. Hé hé, laissons donc le doute planer. La seule règle, je ne me montre pas, je ne parle pas de ma famille seulement de mes amis du moins ceux que personne en Europe ne connait encore, et ceux dont je puis parler en français sans que mes amis américains comprennent de quoi je parle. Ce blog écrit depuis NYC a été commencé il y a plus d'un an dans le Médoc, sur un coup de tête, il faisait beau, je m'ennuyais un peu chez mes parents. Je voulais parler de ma vie entre deux continents et faire une sorte de coming-out virtuel. En France on me croit tellement passionné par mon job que je n'en ai pas le temps de convoler en juste noces comme mes sœurs et mon frère. Lui c'est normal, il s'occupera un jour de la propriété, il lui fallait une épouse et des enfants. Mes sœurettes sont tellement jolies qu'il fallait les caser pour éviter qu'elles fassent le malheur de tous les beaux gars du bordelais et de Paris. Jolis mariages. Je suis à ce jour le seul célibataire qui reste dans la famille. Comme je ne crois pas au mariage homo et que je sais bien qu'avec les premiers cheveux blancs et le temps, il n'existe plus de bonheur paisible pour un mec qui aime les mecs et si possible les mecs bien foutus et plus jeunes que lui. Alors ce jour-là, soit je reste vieux gars avec mes souvenirs (heureux) soit je fonde une famille et ferai plein de petits bébés ! Wait and see !

15/03/2006

Il est toujours aussi beau

un clin d'oeil de NYC pour mon retour, mon voisin et les chiens... Je ne sais pas vous, mais moi, depuis que j'ai des yeux pour voir, et que mon regard est relié à ma conscience et à mes cellules nerveuses, la matière grise qui me permet de penser et de méditer, bref, depuis longtemps, je suis sensible à tout ce qui est beau autour de moi et la laideur ne reste jamais sur ma rétine. Question de chance (et de favoritisme c'est vrai, car si j'étais né quelque part dans un bidon-ville puant d'Amérique centrale, d'Asie ou d'Afrique, je ne réagirai peut-être pas de la même manière). Je remarque donc dans la rue, à Central Park ou dans ce merveilleux petit jardin tranquille des bords de l'Hudson, mais partout ailleurs aussi, la beauté des filles et des garçons. Celle des garçons me touche bien plus souvent certes et les contempler me fait vibrer comme s'il s'agissait d'une première fois. Non pas que je veuille à chaque fois leur sauter dessus et consommer cette beauté virile et tendre. C'est d'autre chose dont il s'agit. La conscience de faire partie avec eux d'un univers privilégié, celui de la jeunesse. Et comme la jeunesse est belle, je me sens beau à leur contact. 
L'empereur Hadrien dans ses nombreux périples a constamment mêlé la soif de la beauté aux contingences plus triviales de la raison d'état et de la gouvernance. C'est ainsi que son chemin croisa celui du jeune Antinoüs, et que le jeune et bel éphèbe bythinien devint pour l'empereur tout-puissant la raison de vivre et de continuer sur le chemin de la vie, la source de son inspiration d'homme de pouvoir, sa muse, sa vie, sa joie. Antinoüs peupla les jours et les nuits d'Hadrien avant que d'acquérir, par la volonté de son amant, l'immortalité. L'ensemble du monde romain célébra et honora Antinoüs, unique individu issu de l'anonymat dont les traits réels nous soient connus plus de deux mille ans après sa disparition...

06/03/2006

Three men on 5th Avenue

Zabar's

Mon supermarché préféré. On y trouve les meilleurs fromages italiens de tout New York, des huiles d'olive délicieuses, des pains de mie à vous faire saliver dès que le grille pain les avale. Les gens sont super. J'y ai trouvé tout ce qu'il me fallait pour mes sushis mais aussi l'année dernière pour faire cette terrine de pâté de volaille aux herbes. Vive Zabar's ! 
C'est chez Zabar's que j'ai vu David pour la première fois. Il était avec son frère. Benedict qui commençait le collège n'avait pas encore cette assurance que le sport tel qu'on le pratique ici apporte aux adolescents. C'est lui tout d'abord que j'avais remarqué.
Ce visage très fin plein de tâches de rousseur, puis (devant le rayon fromages), j'ai vu son frère, dégingandé, le sourcil froncé qui expliquait quelque chose à ce jeune homme si beau. Très beau aussi, de loin je ne distinguais pas vraiment son âge. Jeune homme ou homme jeune ? Le sourire qu'il me fit quand, m'apercevant, il se rendit compte que j'observais la scène : Benedict voulait un produit et David avait décidé d'en acheter un autre. Le ton montait mais tout restait dans une nuance très britannique. J'ai pensé soudain aux jeunes aristocrates rencontrés autrefois lors d'un séjour dans une école anglaise. Nous nous sommes croisés cette semaine là trois fois. Plus que rare à New York. mais il n'existe pas de hasard, ni à New York, ni ailleurs !

Sushis & poésie, pizza & cinéma.

Stanley Turrentine accompagne ma préparation des sushis dont nous allons nous régaler ce soir avec "gee Baby, ain't I good to you", cet air de blues que j'adore. Il a fait froid mais très beau aujourd'hui. Je rentre en France jeudi. Il ne me reste que quelques jours ici à profiter de l'atmosphère incroyable de cette ville, de notre appartement et de nos copains avec qui j'ai passé un mois formidable. Au programme : Vancouver, Montréal, Paris puis Londres et enfin Bordeaux de nouveau. Plutôt la campagne bordelaise où je vais me reposer quelques jours. ce sera vers la fin avril. En attendant, je profite de New York, de Manhattan. Il y a eu, après le blizzard et nos aventures enneigées, la découverte de deux ou trois nouveaux restaurants et petits cafés sympa, une rencontre avec un proche de O'Hara qui m'a parlé longuement de lui. Je suis de moins en moins chaud pour traduire ce monument de la poésie contemporaine américaine. Il y a chez ce personnage un côté Pasolinien que j'aime peu. cette soif de fête, de baise. Cette instabilité avérée. Pourtant sa description du quotidien new yorkais est géniale, ses vers sur les petites choses de tous les jours sont fascinants... Quand je le lis je revois "smoke" ou Manhattan de Woody Allen, je respire l'air qu'il a respiré et je comprends ce qu'il a ressenti en se promenant dans les rues de la ville. Bon on verra, je vais retourner à mes sushis. Le rice cooker laisse échapper une douce odeur Ce riz parfumé trouvé chez Zabar's est délicieux. Roy Orbison chante California Blue. Vendredi, nous avons été avec Ben voir "Ultra Violet", un nouveau film assez speed, mais efficace et hélas prémonitoire. Après le cinéma, dîner chez Freddie and Pepper's, la pizzeria sur Amsterdam Avenue. Benedict a un peu trop bu comme d'habitude. C'est incroyable comme ce garçon, qui n'a aucun vice, peut facilement se mettre à boire. Il a bu à lui tout seul la moitié du Valpolicella. Bon ça a des bons côtés. Comme d'habitude il a été assez câlin et a fini par dormir presque à poils entre son frère et moi. Beau spectacle que ce jeune éphèbe lisse et musclé, lové contre nous, en toute innocence. Brinkley l'a délogé en lui léchant la figure vers une heure du matin. Bien entendu il s'est levé en râlant après le chien , assez fort pour nous réveiller. Tant mieux, cela nous a  donné quelques idées à David et à moi...

14/02/2006

Merci blizzard !

Grâce au blizzard qui fige tout, au thermomètre qui n'en finit pas de descendre, à ma direction qui a besoin de moi ici, je viens de finir la troisième partie de ma traduction. encore quelques semaines de travail et le manuscrit sera prêt pour la correction. J'ai hâte de voir ce poète lu en français. j'espère ne pas l'avoir trop trahi. La dernière traduction que j'ai eu la joie de publier m'a valu les éloges des critiques francophones du Canada. Si je pouvais faire de l'écriture mon premier job. Rester ici ou partir dans le Vermont et écrire. David est tombé en sortant de chez le pâtissier, égratigné et décoiffé, il est de très méchante humeur. Une bonne douche va le remettre d'aplomb et lui faire retrouver son fair-play de jeune homme de bonne famille. Benedict se fiche de lui et prend le journal sur la figure. Bon, pax, les enfants. Une tasse de thé et tout ira mieux. Tien, Tony Bennett à la radio, "that lucky old sun roll around haven the all day". Will s'intéresse à mes notes. Il aime bien le Cavafy que je viens de lui acheter. Nous avons trouvé aussi un vieux vinyle génial, la bande originale du show "Tom Brown's Schooldays", un musical des années 70 qui a eu pas mal de succès ici à Broadway mais surtout à Londres. Le chat et le chien ne font que dormir. La cuisine est un frigo, le radiateur ne marche pas. Fawcy, l'homme d'entretien qui sourit tout le temps, est venu voir mais l'engin semble mort. Nous faisons la cuisine avec deux pulls. Cela change des hot preparation de l'été dernier où en caleçon sous le tablier nous faisions des jeux olé olé, Dave et moi... Mais non, ne rêvez-pas je ne vous dirai rien de plus. Non mais. Il y a des mineurs ici qui pourraient comprendre mes billets en français ! Ils sont assez éveillés cela étant, et je suis presque sur que quelque chose s'est passé entre eux ces derniers jours. Ben est un peu agressif avec Will mais se radoucit très vite. Will est très patient, très doux et presque câlin avec le petit frère... Mon dieu pas de prosélytisme. Dans la conversation hier, Ben ne disait plus je suis hétéro mais "c'est bien d'être bi, ils ont l'esprit plus large et connaissent plus de trucs". David m'a regardé en retenant un fou rire. Restons sérieux, l'essentiel c'est qu'ils soient équilibrés et heureux et tranquilles. Bon mais je ne suis pas leur mère, moi. Zut, ils ont terminé le cheese cake.

13/02/2006

New-York n'a jamais été aussi beau

Une atmosphère de rêve ou de dessins animés. Vous savez un de ces trucs avec la musique de Tom Jones derrière. Les restaurants sont vides. Chacun se dépêche de rentrer chez soi, surtout ceux qui habitent en banlieue. Les magasins gardent les clients plus longtemps qui hésitent à repartir dans le froid. Il y a presque un mètre de neige dans les jardins et les parcs. C'est sublime. Nous avons fait avec les garçons un bonhomme de neige géant. Il avait même une carotte en guise de nez. Bref, nous jouons comme des gosses. Merveilleux !

Will

Il est mignon. Il est assis sur le pouf en cuir près du feu, le chien presque vautré sur ses genoux. Il porte un gros pull rouge et Ben, couché devant le feu a posé sa tête sur les jambes de son copain ou bien est-ce sur le dos du chien. Il lit Garfield. A la radio c'est Chicago qui chante "you're the inspiration". Pas nouveau ça (1990-95 ?), pourtant ça plait aux garçons. Nous avons dîné d'une omelette aux champignons parfumés et à l'aillet (trouvé au rayon frais de Zabar's, quand je suis allé acheter le riz et les fromages pour le risotto de midi). Je suis heureux avec David bien que nous ne puissions vivre toujours ensemble, lui travaillant ici et moi faisant des allers-retours entre New-York, Londres et la France... Mais parfois, la fraîcheur des garçons comme Will et Benedict, comme le petit jardinier rencontré l'autre jour sur MSN et qui vit à Bordeaux où Ladislas, le jeune musicien rencontré dans le train le mois dernier, m'attirent et mon désir se fait intenable. J'ai pourtant passé l'âge de courir après tous les corps adolescents qui s'offrent souvent volontiers sans souci du lendemain. Je veux rester fidèle comme David m'est fidèle. C'est trop la règle dans ce milieu homo que je déteste. Tirer sur tout ce qui bouge et consommer comme on respire. La baise pour la baise... Berk.
J'aime faire l'amour. J'adore les corps d'ados, surtout ici où les garçons respirent la santé,  où ils sont beaux, musclés et la plupart du temps circoncis comme moi ;  mais j'aime aimer, pleurer, m'inquiéter de savoir si mon amour est partagé, laisser monter mon désir et espérer jusqu'à ce que celui que j'aime veuille s'unir à moi, et en partageant le même plaisir, partage le même bonheur. C'est surement la chanson de Ricky Martin "I don't care" qu'écoutent maintenant les garçons qui me fait écrire tout ça. Ils dansent avec le chien maintenant !
Les homophobes, comme la mode appelle ceux qui ne partagent pas le goût des garçons pour les garçons, critiquent à juste titre cette incapacité de la plupart des homos à vivre une relation stable, une sexualité bridée par la fidélité et les respect d'eux-mêmes. Je suis d'accord avec eux, au risque de me faire lapider par les militants gays new-yorkais ou parisiens... Je ne suis heureux dans ma sexualité et dans ma relation amoureuse que lorsqu'elle est stable et respectueuse de l'autre. Non, plutôt quand elle est apaisée, physiquement posée, paisible, même si l'amour este ardent et nos nuits ma foi assez agitées et chaudes, malgré la température extérieure... 
Ces notes écrites avec en fond sonore Audra McDonald "your daddy's son". Les garçons font du bruit, j'ai mis un casque et fermé la porte. David vient de faire un thé vert bouillant avec du Cointreau. Un régal.

Déjà à New-York en 1780 !

Ils ont l'air sévère. Ils le sont. Pourtant, leur culture et leur ouverture d'esprit, les rend plus proches de leur fils David que du monde républicain dans lequel ils évoluent. La baronne (baronness) comme l'appelle David est très proche du candidat gay aux élections de New York, ce jeune avocat dont je dois vous parler.

12/02/2006

Bloqués par la neige...

Me voilà à peine arrivé depuis trois jours et ça y est mes désirs sont exaucés. Mais largement au-delà de mes espérances... Il neige tellement sur New York que tout est bloqué. Plus rien ne fonctionne et les rues sont désertes dès quatre heures de l'après-midi. Je ne devais rester ici que dix jours avant d'aller au Canada pour la Banque. En fait comme les aéroports sont fermés, je suis en vacances forcées. Cela n'est pas pour me déplaire. Le feu dans la cheminée, Brinkley qui dort sur le tapis, le frigo bien rempli et David qui lui aussi est contraint à ne rester là. Il doit y avoir au moins 20 cm de neige sur le rebord des fenêtres. Pas un bruit dans la rue. Les trottoirs ne sont pas dégagés et le paysage est comme en rêve. J'avais tellement voulu me retrouver ici sans avoir à courir entre deux avions. Voilà qui est fait. Benedict, le jeune frère de David est là pour le week end avec son copain Will. Ils sont supers et nous sommes bien tous les quatre (pardon Brinkley tous les six car il y a toi et le chat, j'oubliais). The Doors interprètent "Light my fire" à la radio. David travaille sa pièce de théâtre. Will et Ben sont dans la salle de bain. Ils ont 16 ans et sont splendides. Ben ressemble à David, les mêmes yeux, le même regard profond, la même bouche. Nous nous entendons bien. Il passe son temps à nous dire "i am straight" (je suis hétéro), mais se promène toujours à moitié à poils devant moi, traine toujours avec Will son copain de chambre à Rochambeau et vient se blottir entre David et moi dans notre lit... Je crois que Will, lui, en pince vraiment pour le petit frère. La manière qu'il a de le regarder... Mais sait-on ce qu'on veut, sait-on seulement ce qu'on est à 16 ans ?
16 ans, c'est l'âge de David quand je l'ai connu. Il avait débarqué à Charles de Gaulle où nous étions allés le chercher avec ma mère. Il ne parlait pas encore le français... Il s'est plu tout de suite chez nous. Je venais juste de terminer ma prépa. Officiellement, c'était le correspondant de mon frère Louis... En fait, à part jouer au tennis avec lui ou assister à quelques cours au lycée avec lui, c'est avec moi qu'il a passé le plus clair de ses journées (et de ses nuits). Je l'ai amené partout. Bordeaux, Saint-Emilion, la Dordogne (notre première nuit d'amour sans nous cacher, dans ce petit hôtel de Trémolat où on le prit pour mon frère !). Avec Louis, nous sommes allés à Carcassonne, à Aix, à Antibes, à Monaco. Nous l'avons accompagné à Menton d'où il partait en croisière sur un superbe rafiot. Nous avons continué jusqu'à Strasbourg, en passant par Grenoble et Lyon. Tu étais mon premier véritable amant depuis Antoine chez qui nous avons logé à Paris. Puis tes parents sont arrivés. Je me souviens de notre première rencontre. J'étais inquiet. Ta mère a compris tout de suite et m'a souri. Je crois que ton père ne s'est jamais douté de rien jusqu'à ce que tu lui dises il y a deux ans...
Nos deux familles sont devenues très amies depuis. Non pas parce que nous sommes amants. Simplement parce que le courant est passé entre nos parents respectifs et surtout grâce à la Fête de la Fleur où Placido Domingo enchanta ta mère parmi les 1500 invités réunis sou la serre géante construite pour cette merveilleuse soirée. Tu te souviens: Catherine Deneuve, Depardieu, Bernadette Chirac, l'Ambassadeur américain avec ses gardes du corps habillés en James Bond qui nous faisaient tellement rire. Tu étais beau dans ton smoking. On aurait dit un modèle d'Armani photographié par Bruce Weber ! Nous sommes rentrés à pied avec une bouteille de champagne et deux coupes... Nous avons fait l'amour dans ta chambre... Nous étions nus comme des vers sur ton lit quand nous avons entendu les parents rentrer... Heureusement que nous avions passé l'âge d'être embrassé par nos mères avant qu'elles aillent dormir !
J'ai raconté cette histoire à Ben et Will en préparant la cuisine. Ils ont aimé mon risotto aux quatre fromages. Tiens, Don McLean chante "American Pie". C'est une bonne illustration à mes propos... "bye bye miss american pie"... J'ai intérêt à leur faire de bons plats. Eux aussi sont bloqués : il n'y a aucun train pour Bethesda et de toute façon, le lycée est fermé lundi. David et Ben ne se sont pas encore disputés. Il faut dire que le petit frère est tout gentil quand je suis là. Il vient de sortir chercher de la litière pour le chat. Will m'interroge sur O'Hara que je traduis en ce moment. Je lui parle de Cavafy qu'il ne connaissait pas. Il faudra que j'essaie d'aller lundi chez St Mark's, la librairie de la 3e rue que j'adore. Je vais lui acheter cette édition en anglais des poèmes de Cavafy parue il y a quelques années chez Harcourt, "Before time could change them". C'est une assez bonne traduction, proche de la manière de Yourcenar. 
Will st le fils d'un journaliste politique très en vue à Washington. Sa mère vit à New York où elle organise des expositions. Il ne voit pas très souvent ses parents en fait, et la famille de Ben l'accueille très souvent. Comme je suis aussi la famille de Ben, il se trouve visiblement bien dans l'appartement. 
C'est un garçon bien élevé et très classieux, comme je les aime. Sportif, amateur de hamburgers et de skate, il sait aussi porter cravate et blazer, parle espagnol et français, joue de la flûte (pas de mauvais esprit, messieurs) et voudrait enseigner la littérature à l'université. Un programme. Il a été très marqué par la mort accidentelle de son frère aîné, il y a quelques années. C'est après ce drame que ses parents se sont séparés. Rien de très original en fait.
Pat Benatar hurle son "We belong" et il neige à nouveau. Ben qui vient de rentrer me dit qu'il fait -12° dehors ! Malgré les rideaux tirés et les stores baissés, nous sentons près des fenêtres que le froid assiège l'État de New-York ! L'appartement est bien chauffé. Nous allons dormir tôt. Les garçons regardent un DVD dans le bureau de David. C'est là que les garçons couchent, préférant cette pièce à la chambre d'amis où Ben dort d'habitude.

09/02/2006

souvenirs souvenirs | 09 février 2006

Bon tu as réussi à manger le plus gros hamburger de tout New York et l'un des moins chers au fait. On avait beaucoup plaisanté sur les hot dogs(...) Et tu t'es fait très câlin le soir à la maison. Notre première nuit... Nous avons bu une bouteille de la propriété de mes aprents. Millésime 81. Je t'avais raconté la Foire du Trône à Paris et celle de Bordeaux sur les Quinconces. Tu connaissais celle de Copenhague et Battersy Fun Fair à Londres. Mais c'est à New York que nous sommes ensemble et nous nous aimons...

Le petit jardinier

J'ai rencontré un jardinier un peu triste. Il apprend l'art des jardins, les arbres et les fleurs n'ont plus de secret pour lui mais son cœur en ce moment est ailleurs. Ses longs cheveux noirs tombent sur son front grave. Il est beau. Il pleure un peu mais repart dans les allées, parmi les plantes et les arbustes. Sa déchirure, c'est son histoire. Je voudrais le consoler. Il se pose plein de questions. Il paie le prix du temps qui passe. Ses blessures font de lui un homme. Pourtant il est drôle et brillant de finesse. Qu'il ne s'éloigne pas de ses rêves et grandisse dans son jardin. Il continue son histoire. Seul. J'aimerai faire un bout de chemin avec lui... Je n'ai même pas sa photo encore. Il est loin, de l'autre côté de la mer...

Scotty Thomson, le meilleur DJ de New York | 08 février 2006

 
Great Scott, on ne pourra jamais dire le contraire : Non seulement tu es le plus beau, mais aussi le plus intelligent des DJ que j'ai pu rencontrer. Le meilleur aussi. Rien à voir avec les petits débiles prétentieux tatoués et shootés que l'on croise dans les boites de Province en France (suivez mon regard, amis bordelais !). D'ailleurs les meilleurs DJ du monde se trouvent à NYC ! Et à Londres. Scotty sévit pour le plus grand bonheur des noctambules new yorkais, au XL et au Spirit le dimanche. Ceux qui n'ont pas l'occasion de passer par là, allez sur son site. qu'un ami m'a fait connaître. Superbe. Comme lui. Écoutez ce qu'il sait faire, vous verrez que j'ai raison ! Vous pouvez même télécharger sur votre ipod quelques uns de ses enregistrements. Chaud et beau ! Comme lui, les mecs ! comme lui !

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